Pour la 5è année consécutive, je me prépare à aller aux boucles de Spa. Mais le b…. l’an passé m’avait laissé un goût amer et en même temps celui de reviens –y.
Echanges de mail avec deux nancéiens et avec Monsieur le Maire de Barchain et me voilà embarqués avec Alain De Witte, Henri Vittemer et Roger des rookies de l’épreuve. « Nous faut quelqu’un qui connaît le terrain ! »
Mouais, sauf qu’à Spa, le parcours on le découvre qu’arrivé sur place en achetant le programme.
Départ Chavigny (avec un « V » comme virage) à ne pas confondre avec Chaligny 5h/5H15.
On se compte 1 heure de route pour y aller, donc réveil vers les 3 heures du mat’. Pfuiiiiiii !!!
Que nenni ma mie, même pas eu besoin du réveil 2h50, je tournais déjà en rond dans le salon. Qu’aurais je pu oublier ?
4h sonnent au clocher de Barchain, (celui ou celle qui trouve l’église au prochain Tour et Détour bénéficiera d’un bonus de 50pts à décompter sur ses pénalités.) , embarquement de Roger, direction le 54.
5h, nous voilà arrivés à bon port.
Alain prend sa voiture et nous filons sur Spa ; je vous laisse deviner le sujet de nos discussions durant le trajet…
8h, nous arrivons à Spa, on sa gare tant bien que mal, c'est-à-dire à la française sur une place réservée aux Taxis, on a hésité un petit moment avec celle voisine réservée à la Police…
Je pars chercher mon petit carton qui me servira d’accréditation. Accréditation qui sert à quoi? on en sait rien, on est logé à la même enseigne que le public. Petite faveur, je bénéficie d’un programme avec les horaires et les ZR (zones de régularité) gratuitement alors qu’il est affiché 8€ à la vente. Et ici personne ne se plaint de ne pas connaître les horaires et les ZR avant le jour fatidique. On file vite fait acheter une spécialité belge, (bin non c’était pas des frites), puis direction le parc de Pré-départ, un parc fermé ouvert au public en quelque sorte.
Didier Auriol
associé à Denis Giraudet découvre les Boucles de Spa
L’occasion de croiser les vedettes engagés : Waaldegaard, Auriol, Duval, Loix, Snijers, Droogmanns, Ewans, Duez… et d’aller saluer mes collègues « d’infortune » lors du marathon des Alpes : Delhez/Gully, Reuter/Vandevorst, Ambrosini et son Audi 80 bruyante et Verhelle-Thirionnet avec leur Cortina Lotus. Pas contre aucune trace des pilotes de par chez nous Christophe Faivre-Pierret associé à « mon » pilote J.Marie Kunegel (Mini cooper), Fred Magdziarek et Philippe Lhomme (Bmw 2800Cs, celle en panne de courroie lors du marathon des Alpes) et Florian Zinglé engagé sur une Vw Polo, Ah si, on en retrouve un fort dépité devant le PC du rallye. Christian Leibel nous raconte qu’il s’est fait refouler au contrôle technique pour absence d’assurance. Va trouver quelqu’un dans la banque à qui parler à 19h30 !!!
Il attend vainement un fax de cette banque pour être autorisé à prendre le départ, départ qu’il prendra finalement mais avec un abandon à la clé.
Il est temps de se rendre dans la première ZR : Stoumont. On met déjà presque 20 minutes pour sortir de Spa ; je connais deux endroits, les épingles après la descente de Rahier et le petit village de Chession que l’on avait découvert verglacé les deux dernière années. Avec un 6° ostensiblement affiché sur le tableau de bord de notre bolide, on pourra toujours le chercher., le verglas!
La
superbe Ferrari 308 GTB de Björn Waldegaard/Stéphane Prévot
On arrive un peu à « la bourre » à Chession, je file vers mon spot photo et l’épreuve a déjà 20’ de retard. En voyant passer les premières autos, çà sent pas bon, çà n’attaque pas. Vite je file voir un « Marshall » qui m’annonce que, faute d’un public indiscipliné » la ZR est neutralisée.
On fait quoi ?
La deux, c’est trop loin pour y aller, donc direction la 3 : Basse Bodeux ; sauf que on est pas les seuls à avoir la même idée. Sûr, la prochaine ZR (la 4) est à 14h.
Cà bouchonne d’un peu partout. Les minutes s’écoulent, on table toujours sur les 20’ de retard, ya pas eu de regroupement donc les équipages conservent les 20’ de retard. Basse Bodeux où a lieu le départ et l’arrivée est à éviter, on hésite entre deux points . On file sur le premier, il nous reste un bon kilomètres à marcher qu’il faut garer la voiture. Demi tour, on va au point suivant où le parking à l’air plus aisé. On y est et on est pas seuls…
La palme du
spectacle à Wim Soenens
L’endroit est sympa, une belle courbe rapide suivi d’un droite à angle droit. Sauf qu’on est en sous bois et que le public est parqué » à 10m à l’intérieur du bois. Pas le top pour les photos, je me faufile entre la broussaille pour être tout à côté de la ZR, mais impossible de changer de place, chaque centimètre carré est sévèrement gardé par un autre spectateur.
Sympa, les autos glissent , mais je suis mal placé, je devrais reculer d’une dizaine de mètres. Vu le monde derrière moi, même pas dans tes rêves !!!
Une auto arrive trop vite, part en glissade et s’explose contre un mur de séparation en béton. L’équipage sort de l’auto indemne, mais la Sunbeam est morte. Drapeau jaune pour les équipages suivants, çà passe au pas. Les organisateurs décident de ne pas dégager l’auto.
Allez on déguerpit de là, mais sans s’être d'abord fait crépi le portait par une auto en dérive !
Le bloc de béton a
stoppé net la Sunbeam de Guy Anderson
Durant la petite pause déjeuner, on tergisverse sur la conduite à tenir, il est 13h40 et la Clémentine est à 14h. La Clémentine c’est un peu le Turini des Belges. En vérifiant sur le tracé (merci Sylvain), la partie terre très spectaculaire près de Balmoral est « shintée». L’arrivée tout en descente et en épingle risque d’être noire de monde et pour se garer là bas, c’est galère assurée.
On passe à côté de Wimaplanche qui est sur la ZR suivante « Creppe », pas trop de monde on brave un interdit (j’en prends la responsabilité dira un des passagers arrières de la Mazda, je cafte pas mais vous vous doutez bien de qui je veux parler…) pour se garer. De plus et comme partout ailleurs une buvette est installée. Cool !
Je monte faire le tour du propriétaire ; mince l’intérieur de l’épingle est interdite au public , tout comme le cimetière, cela va de soi !
Reste le sommet du talus mais une rubalise me gâcherait les photos, les talus de chaque côté de la route sont déjà fortement occupés. Reste un petit endroit, boueux à souhait. Mouais.
Les force en présence tiennent fermement la position, mais doivent batailler contre des régiments de spectateurs qui ne trouvent pas mieux que de s’installer devant eux. Il a même fallu avoir recours à des subterfuges pour faire déguerpir quelques éclaireurs-photographes intrépides…
Non mais des fois…
Au bout d’une vingtaine d’autos, je file faire d’autres clichés un peu plus loin et je suis désolé de voir les détritus laissés par les spectateurs, comme quoi il y a pas que nos compatriotes qui soient des cochons…
Et je ne parle même pas de certains qui ont escaladé ou piétiné des tombes dans le cimetière pour mieux voir. Lamentable.
Jean François
Mourgues/Johan Jalet devant le cimetière bondé
Je salue au passage quelques amis et la nuit tombe doucement. Alain et Henri frigorifiés ont déserté et rejoint la voiture. Une bruine tenace commence à tomber et les autos de glisser de plus en plus.
Pas de chance pour la belle Fiat X1/9 , une crevaison et ensuite le cric qui glisse, heureusement le public est arrivé à la rescousse
Il est 17h 30 et les « Légend » ont fini leur tour dans 20’ c’est au tour des « Classic » (Les Légend régulent à 80Km/h donc toujours à fond alors que les Classic sont à 50 à l’heure). 3/4 d’heure ont passé; toujours rien! Cette mouillache a raison de ma patience, je retrouver la clique à la buvette chauffée. Un vin chaud me requinque quelque peu, mais la nuit qui est bien là me fait rendre les armes et nous décidons à l’unanimité de retrouver nos foyers. Je suis fort marri de ne pas avoir vu les amis en Classic mais l’an prochain j’aurais un autre plan de bataille
Le podium en Légend
1er : J.Pierre Van de Wauver (VdW)/Eric Marnette
2è Robert Droogmans/Johny Vangrieken
3è Raymond
Horgnies/Cédric Pirotte
Les classements complets sont visibles ici : boucles de
Spa
et une série de photos là : photos