M’aurais bien plu cette
épreuve, mais le budget n’est pas extensible et la saison n’est pas encore terminée. Donc une croix dessus.
M’étais quand même promis d’y faire des photos.
Et quelques jours avant, mail de Jean Pierre Brunet, un pilote de la région troyenne, son épouse et navigatrice vient de se casser la cheville et ne pourra participer à l’épreuve en terre alsacienne. Il est à la recherche d’un copilote et bingo à qui il pense ? À ma pomme !
Cool, pas de souci j’assume ; je pense passer un coup de fil à J.Bernard Lustre pour le prévenir de ma présence et lui demander de me remonter d’une catégorie. J’aimerai être en GT et non tourisme.
Par acquis de conscience, je file jeter un œil sur le site (en construction… c’est comme dans les pays arabes, mettent jamais le toit sur la bicoque ) pour m’apercevoir que mon pilote ne s’est pas inscrit en tourisme, ni en GT mais en Expert rien que cela. Rigole pas le bougre !
Oupssss avec les belges et tutti quanti, la régul, les pièges à la pelle. Çà ne va pas être coton. Sens comme une montée de pression d’un coup.
Et puis, me rappelle aussi d’une déculottée à la virée des cols vosgiens en 2008 si ma mémoire ne me fait pas défaut.
Pas les meilleures conditions pour aborder une épreuve.
Quoi qu’il en soit RV vendredi entre 16h et 17h pour passer les vérifs. La Golf est là, rutilante, polishée à souhait, tellement nickel que j’ose pas poser mon séant dedans.
Les vérifs passées, oui Michelle (l’épouse de J.Pierre) c’est bien moi, suis désolé le chirurgien a raté l’opération etc. etc., je vous fais grâce des fines allusions sur mon épilation.
On file faire l’étalonnage et comme au marathon des Alpes trois passages sont nécessaires pour arriver tant bien que mal à faire coïncider le trip avec le road book.
Les traditionnelles vues sur le plateau présent
On passe poser nos bagages à l’hôtel et direction l’apéro.
Alain Laporte, un ami de J.Pierre vient le voir, il s’est fait refouler au contrôle technique, les feux stop ne s’allument pas. Cà doit provenir du contacteur
Il est où dans ta Lancia ?
Sous le pédalier !
On vérifie à trois fois. Rien!
Dans le compartiment moteur Rien!.
Euh t’as vérifié tes ampoules?
Ce serait un comble que les deux cassent en même temps
On démonte pour remarquer que la masse est « légère » et que, quand on appuie sur la pédale de freins, les stop et les clignotants s’allument faiblement.
On bidouille du mieux que l’on peut, rien à faire.
Il est 20h, J’appelle Bernard Humbert un pilote Lancia du cru. Lui aussi confirme que le contacteur est bien sous le pédalier, J .Paul Lombard contacté par la suite confirmera bien. Mais nous rien !
Près du maître cylindre, traînent bien deux fils « chatertonnés », de guerre lasse, on les met en contact et oh miracle ! , les stops s’allument mais ne s’éteignent pas. Y a comme un loup la dedans.
20h45 on arrête les frais et on file manger un petit morceau. A l’intérieur le repas est déjà bien entamé et on a zappé l’apéro. Qu’à cela ne tienne il reste du crémant et on déguste nos flamms au Munster arrosé d’une lichée de Crémant. (à consommer avec qui vous savez…)
22h30 extinction des feux, demain réveil 6h :; briefing 7h15.
Il fait encore nuit, les autos sont gelées, va falloir jouer du grattoir. P…. Je l’ai mis où ?
Comme la calculatrice. Vous avez déjà remarqué comme certains objets, se sachant recherchés, ont un malin plaisir à se cacher du mieux qu’ils peuvent. Vous perdez un bouton de pantalon ou autre. Où va t il se glisser ? Sous un meuble, jamais devant et mieux encore tout au fond bien calé contre le mur )
Donc impossible de mettre la main sur le grattoir.
Nous assistons encore en demi sommeil au briefing avec deux trois corrections à rajouter.
7h 30 et quelques le n°2 s’ébroue ; le n° 1 est forfait et c’est parti de minute en minute.
8h22 c’est à nous.
Il est 8h20, dans
deux minutes c'est à nous
Dans la minute précédente, je fouille mon road book à la recherche des sempiternelles cases inversées Je manque de m’étouffer en voyant le nombre de cases sans kilométrage. Va pas être du gâteau ce rallye.
On est parti
Case n° 3, fallait
deviner qu'il fallait prendre à gauche...
3è case Ferme Zundelhutte-Conrad, on passe bien devant un panneau et ensuite carrefour à quatre routes avec une table de pique nique , pas d’entrée, ma prochaine note est 2.44Km plus loin
Sauf que 2.44km plus loin j’arrive dans une épingle avec une route à ma droite. Pas bon
on a zappé quelque chose.
En remontant j’aperçois le carrefour avec la table de pique-nique ; on s’y engouffre avec un CP « EX ». Attention à l’inversion de cases. Mais la case 9, je m’y reprends à trois fois avant de la trouver, suis même aller chercher des champignons dans une route forestière privée.
Pas encore tourné la première page que j’ai déjà fait faire trois demi tour à mon pilote. Belle entrée en matière.
S’en suit, trois cases non numérotées mais avec le kilométrage total. Encore perturbé par mes erreurs de la page précédente, je ne vois pas les kilomètres. Première case :4 routes avec un poteau d’incendie et je ne sais pas par quel accès j’arrive.
Il y a bien un poteau d’incendie mais je n’ai que trois routes. Demi tour. On se remet dans le droit chemin et là je comprends ma boulette. Voilà çà colle mieux d’un coup.
Ah oui j’oubliais depuis le départ on est en régularité
Andlau, charmante petite bourgade, je prends une fausse route et me voilà sur un chemin de terre . Demi tour !
Pas facile de
circuler dans les petites ruelles, l'Express devant la Zagato est en stationnement
Une Zagato est dans le même cas que nous.
Pas mieux à Itterswiller !; Nothalten, on se promène autour des fontaines avant d’attaquer une carte à point d’altitude qui a fait causer d’elle dans les chaumières.
Déjà, la qualité de l’impression n’est pas géniale, est ce volontaire ?
La carte vous est
livrée tel quel, je n'ai pas touché au contraste ni à la luminosité
Toujours est il que les points d’altitude qui clôturent cette carte nous mènent dans les vignes.
Sur les bas côtés çà trace à tout va, j’ai réussi à le faire en roulant, toujours çà de pris.
De toute manière au point où on en est. Il y avait un TIP (temps intermédiaire de passage) à respecter, on le passe avec près de 20’ de retard.
Tout à l’air de rouler mais à un moment je ne comprends pas comment relier mon point 247 à l’entrée de Kogenheim par la D 203. Sur la carte, toutes les routes arrivant à cette cote ont l’air de chemin de terre. Et voyant l’attroupement sur place, je pige de suite l’erreur. Il doit y avoir un autre point 247 ailleurs.
Là, y en a un que j’avais pris d’abord pour un 241, je revérifie le tout, oui c’est çà, on repasse pour la troisième fois au même carrefour. Et dans Epfig, çà continue de tourner en rond derrière nous.
A Kogenheim, le premier contrôle horaire il est 9h40, je devais y être pour 9h13 et 27 minutes dans la vue…
ET c’est reparti pour une nouvelle carte à tracer ; çà se corse, j’ai des points de passage à respecter dans l’ordre, mais à la place de certains j’ai des points d’interrogation. Pas de la tarte c’tte affaire !
Amusez vous à tracer
votre route... Bon courage !
Après deux, trois tentatives, c’est bon, on se fraye un passage au milieu d’une flopée de voitures. Il y a un point qui éveille mes soupçons, mais on verra bien sur place comment le contourner. Sauf que on ne peut pas le contourner donc mon tracé n’est pas bon. Bref avec les CP récoltés et les pinces qui vont bien, ce n’est pas la peine de recommencer.
Je me mélange les crayons peu après, je ris encore de voir une Porsche immatriculée en Allemagne prendre un parking à gauche alors que le road book indique bien de prendre une rue en biseau avant à droite.
Une pince se trouve dans ce décroché ; crac!, et juste après je perds le Nord, un carrefour m’interpelle ; on file faire demi tour sur le parking de l’ami Wurch ; je me marre déjà moins là, je prends une nouvelle fois mon décroché mais là, je snobe la pince ; Pince que vous vous doutez bien il fallait prendre deux fois.
On est plus à cela près !
10h34 Nouveau CH, je cherche même plus à calculer mon horaire idéal, on est sans cesse en retard. Je devais y être à 10h07 ; à nouveau 27 minutes de retard à 60pts la minute, je vous laisse le soin de calculer la claque !!!
Et là, nouveauté, une spéciale chronométrée dans les rues du village.
J’ai zappé l’info, mais c’etait quelque chose comme vous avez 200m à faire et vous avez 20’’ pour y arriver.
Le départ d'une zone
chronométrée et l'Opel vosgienne est déjà devant nous pfffff!
Ensuite, enfin une pause, on tente de faire retomber la pression, autour de nous, tout le monde a l’air déboussolé ; Sacrée entrée en matière.
Même pas eu envie de grignoter un morceau. Je me demande ce que je fais là à galérer de la sorte, mais, renseignements pris, tout le monde est à la même enseigne.
Pensez à prendre de l'aspirine pour les prochaines éditions
J’en oublie de marquer mon heure de départ même, et c’est reparti pour la ZR 4 avec des cases mélangées dans Mutterholtz ; à peine entré dans le village que je prends une impasse ; demi tour, j’essaie de comprendre cet écheveau, dans une rue avec un panneau 3,5t il y a bien un CP « ER », mais un peu trop visible à mon goût. A certains carrefours, des autos surgissent de droite, de gauche, en face de nous. Pffffff, çà sent la galère ce truc. Je recommence au droit du panneau d ‘agglomération. Pendant trois ou quatre carrefours, çà colle mais ensuite plus rien, on essaie une autre alternative, pas mieux, les minutes passent allez, on se sauve de là, j’en ai le tournis. Je trouve la sortie de Mutterholtz ; tiens et si on essayait en sens inverse ; pendant 5 cases c’est bon mais ensuite, plus rien. Allez on jette l’éponge, j’inscris deux fois mon CP « ER ». J.Pierre me signale que l’on passe trois fois par cette route limitée à 3,5t ; allez Zou je rajoute un 3è « ER » sur ma feuille de contrôle. Des fois que…
Baldenheim, c’est quoi çà ?
Grappe de raisin ou
bol de mirabelle?
Un ensemble de boules avec des indications de direction dedans, numérotés de 1 à 5. Donc dans ma p’tite tête, je ne fais que 5 cases, la 1, la 2 la 3 …
Etonnament çà colle et je sors du village. Bizarre ce truc, pourquoi mettre autant de boules ?
Reviens en arrière.
Et si je les faisais toutes ? Ah ouais, çà me plait mieux déjà.
Petit passage par Mussig , où franchement on est pas dans le tempo ! Mussig… tempo… ok ?
Schwobsheim, Hessenheim s’enfilent sans trop de soucis. Ohnenheim et la première arête de poisson. On va y aller mollo ; et pan sur le bec, aller de B à A et non A à B ; faut lire mon gars, faut lire. Bon on se rattrape assez vite, mais à la fin je tombe sur un giratoire avec un cédez le passage pour un double « je laisse à gauche ». Me plais pas çà.
Entre voir dans le village que je trouve ce carrefour avec un stop. Tiens là à gauche, enfile toi dedans et on fait demi tour au bout et on revient.
Ouais, sauf que c’est une rue interdit sauf riverains qui m’amène à mon stop. Encore plus bizarre. On laisse tomber.
12h35 j’arrive à un CH au milieu de nulle part ; deux carrefours avalés, une borne D3 km 11 ; et 1,47km plus loin une photo nous donnant une direction à suivre.
Les cases 108 et 109
nous ont fait voir du pays
Déjà on zappe la borne 11, voilà la 12, j’enlève 1000m dont ma photo est au bout de 470m
450, 460, 470m, rien; 480 ? 490 ? 500 toujours rien, on persiste, pas bon
on revient en arrière, on se cale sur la borne 11 que l’on a enfin retrouvé. 1470m plus loin rien, des champs ; même pas une ébauche de petit chemin bucolique. Rien !
et si il y avait une autre borne n° 11 ; La DDE est tellement facétieuse parfois ; on repart en arrière jusqu’à la borne 9 . On arrête les frais. Je sors la carte d’un manufacturier pneumatique clermontois et je pars à la pêche de la départementale D3i qui m’emmène à Jebsheim.
Là voilà, je comprends enfin où est le problème, la photo est 3,47km plus loin
Voilà on y est enfin.
Et là aussi comme trop souvent ce matin, grosse partie de manivelles.
Je zappe un carrefour demi tour, le voilà, çà colle , j’ai mes nids de poules, mon cédez le passage, mon stop. Ok
Et après plus rien
On recommence encore plus lentement des fois que l’on ait manqué une voie. Non on tombe toujours au même endroit. Allez on continue, on fait deux fois le tour d’un îlot sans contrôle.
Un fil d’ariane nous attend dans Muntzenheim, réussi du premier coup. Ahhhh çà met un peu de baume au cœur.
Pas bien longtemps car un panneau 30 à ne pas prendre me voit partir sur un chemin de terre barré au bout par une belle chaîne. Euh demi tour Jean Pierre ; il est plus à cela près.
Encore quelques mètres et c’est enfin l’arrivée de cette première étape ; il est 13h44 et je devais pointer à 13h02. 42 minutes dans la vue à 60pts la minutes
Ajoutez à cela les 900 pts par CP manqués ou faux ; on doit friser les 20.000pts de pénalités, voire même les dépasser déjà.
Dans la salle de restaurant, beaucoup de places sont encore vides, çà doit galérer encore.
On se retrouve « bien malgré nous » à la table des belges qui ronchonnent un peu. Jean Bernard, pas bon pour ton matricule çà.
Et dire que le gaillard se plaint des difficultés du Tour et Détour Mosellan…
Pour affronter la
longue étape de l'après midi, valait mieux passer à la pompe
14h58, le plein est fait, place à l’étape 2A.
et au bout de 450m, déjà une carte à tracer en allant de B à A. Décidément, peuvent pas faire les choses simplement.
Z'aiment bien ce genre de cartes en Alsace, vous ne trouvez pas?
Au premier carrefour, flûte, je pars à gauche alors qu’il fallait aller à droite. Une Bmw alsacienne de couleur crème en profite pour nous passer devant. Pas pour bien longtemps, on les croise à contre sens dans Horbourg-Wihr.
Case 22 : vue sur le Haut Koenigsbourg, ouais, ouais, encore un truc pour nous faire lever le nez du road book…
Ostheim, une vue aérienne avec 4 entrées et aller de A à B. Tiens donc ! Comme quoi, parfois ils y arrivent !!!
Quatre entrées pour
une sortie, faites vos jeux. rien ne va plus !!!
Je rate un carrefour et je fais trois fois le tour d’un pâté de maison en jouant des coudes avec une Porsche 356 allemande, encore elle !
Pas vu de CP là dedans, mais serait pas étonné qu’il y ait des contrôleurs espions là dedans.
Case 40 un TIP à 23’ , on y arrive à 35’ allez 12’ dans la vue !
On passe dans les vignes dans le secteur de Beblenheim et l’on tombe même sur un petit train touristique juste avant Ribeauvillé. Lui, il régulait à 15 à l’heure !
Que c'est long 4 kms
à 15 à l'heure...
Et impossible de dépasser.
Case 71, dernière sortie d’un rond point avec une zone 30, pas vu la zone 30 et ensuite on cherche un arbre dont on doit faire le tour. Au fil des kilomètres on commence à douter ; des autos devant nous plongent dans le moindre chemin caillouteux. Marrant, ils ne voient pas qu’il faut chercher un arbre!
En voilà un ! un beau CP pince derrière. Ensuite faut monter vers Aubure jusqu’à la borne n° 16 mais pas d’indication de départementale.
Un carrefour Aubure, mais de suite l’angle du carrefour ne me plait pas ; là c’était plus une épingle. Enfin bon montons toujours pour voir ; on arrive à la borne N° 5. Jean Pierre me dit on va faire 9kms comme çà ?
Je commence à avoir un gros doute. Fais demi tour, y a quelque chose qui cloche
On croise nombre d’autos qui remontent aussi cette route. D’un coup dans un chemin des contrôleurs tapis dans les fougères. Non j’exagère !
Mais une auto qui vérifie tous les équipages qui se fourvoient et on en fait partie. Et m…. !
Bien sur, le bon carrefour était bien au-dessus au col du Haut de Ribeauvillé.
Voilà un CP pince,
pas très visible au demeurant, sûr on a du en louper
Un petit chemin de terre plus loin avec un CP pince qui va bien, on arrive au CH à l’entrée de Aubure. Il est 16h17, je devais pointer à 15h59. et 18’ dans la vue ! il nous reste une demi étape complète pour arriver à la pause et encore une 3è étape à faire dans la foulée. Cà sent l’arrivée aux longues portées çà !
Un peu plus loin une nouvelle étape chronométrée. 170m à faire en descente à faire en 25’’ Cool !
Ouais mais au point mort !
Pas cool. !
On le fera en 26’’28/100è
Monsieur Daniel Melle himself tient le CH de départ de la 2è demi étape.
Déjà complètement largué, çà fait un moment que j’avais jeté les tables de moyenne, je me retrouve avec une nouvelle ZR, la 9è avec un départ 2’ après le CH. Même pas vu l’info et crac encore pénalisé !
Aubure, tiens donc on s’y était promené lors du Welche rallye il y a trois semaines, sauf que là c’est avec des photos de chaque carrefour en cases mélangées, tant qu’à faire, que l‘on doit trouver son chemin.
Après le Welche,
c'est au tour du VAC de nous proposer une visite guidée d'Aubure
La première photo est prise en sens inverse, la seconde en miroir, Aie aie aie, çà promet.
Je ne m’aperçois pas de suite que la photo du second carrefour est en miroir. Jean Pierre me rectifie. Si, regarde là l’écureuil.
Moi désespérément je cherche une agence de la caisse d’épargne, bin oui quoi l’écureuil.
Et non c’est le nom d’une belle bâtisse que l’on avait devant nous.
On s’en sort, ensuite rond point
J’ai trois photos du rond point laquelle est la bonne?. On remet de l’ordre dans la maison alors que d’autres s’engouffrent vers un faux CP. C’est bon on sort de là par un quitter gauche.
S’en suit une route forestière défoncée. Je n’en reviens pas le nombre de fois où en rallye on nous fait passer par là.
Nous revoilà à Ribeauvillé pour une visite des rois mages… en Galilée suivaient des yeux l’étoile du berger. En aurait bien besoin moi de cette étoile pour éclairer ma route pffff
Bon déjà on zappe une info du briefing où il fallait prendre la 2è sortie du rond point et non la 3è.
Nous voilà dans la cour de la cave vinicole pour déguster un morceau de Kougelhopf, très bon d’ailleurs mais un peu sec et un comble même pas une petite coupette de crémant pour faire passer le Kougelhopf. Les traditions se perdent !
On entre dans la ZR 10 avec un TIP à 40’, on doit bien en être à une heure et quelques nous.
Faudra aussi m’expliquer le pourquoi d’une ZR, certes à faible moyenne, dans les petites rues de Bergheim avec 20 changements de direction. On fait un tour de pâté de maison à Rohrschwihr avec des cases inversées.
Si c'est pas entre
les vignes, c'est entre le maîs à cette période
On arrive tout doucement au terme de cette étape, mais il nous reste une arête de poisson dans le parc d’activités du Giessen qui sont pour ceux qui l’ignorent sont des sources claires phréatiques (c’était la minute culturelle de Marcus, non je plaisante c’était tout simplement écrit dans le programme du rallye. Oui oui, il y en a qui le lisent !!! Sinon à quoi bon ?)
Revenons à nos moutons, euh poisson pardon. On joue au chat et à la souris avec une Opel GT vosgienne. Et une dernière pince valide notre parcours avant de franchir le CH avec une minute de retard. Sans un petit aller retour dans le fléché allemand on était à l’heure. Pour une fois.
Oulaaaa c’est désert, il y a en tout et pour tout que 5 voitures garées sur le parking des établissements Estelec où nous attend un succulent casse croûte avec des knacks. Sur les portières de la Golf figure le N° 44 donc pas loin d’une quarantaine d’autos en carafe.
Sagement l’organisateur annule la 3è étape
Trop de retard accumulé, On file sur Obernai faire le plein de la bête avant de monter au Mont Ste Odile pour un excellent dîner.
Autour de nous c’est un peu la soupe à la grimace, un coup de Pinot blanc, un coup de Pinot rouge et çà va déjà mieux.
22h30 retour au bercail dans notre grand lit. Demain réveil à nouveau 6h, le briefing est à 7h15 comme ce matin.
Conscient de la difficulté de l’épreuve, l’organisateur annule purement et simplement la 2è demi étape dominicale. Sinon certains équipages seraient arrivés pour les vêpres.
Grand oufff de soulagement dans l’assistance.
Bon, faut dire aussi que faire 146kms en une matinée, çà fait un peu beaucoup, surtout au rythme où l’on nous fait tournicoter.
Dimanche matin, les
autos sont gelées, courageux de partir décapoté !
8h06 c’est à nous de partir toujours sur le perron de la villa Mathis où trônent 4 belles anciennes de la marque alsacienne.
La même configuration
que la veille, à la différence près que la case N°3 a une distance
Tiens c’est couillon, on repasse par la même route qu’hier matin. Bin non ! Facétieux, le traceur avait indiqué une distance qui correspondait à un autre carrefour situé 30m plus bas. Et 90% des équipages de se prendre les pieds dans le tapis et de noter un faux CP. On le saura qu’à la remise des prix. On sort du Hohwald et là impossible de faire le tour du bac à fleurs, un riverain a stationné sa voiture sur le chemin de sortie. Heureusement un contrôleur nous remet dans le droit chemin. Petit détour par un parking en terre qui nous fait éviter un faux CP et un TIP à 20’ ; j’en reviens pas j’ai plus de 7’ à patienter. Et m…. on était en régul juste avant donc trop en avance, bonjour les pénalités. Zut alors! pour une fois qu’on ne se trompait pas ou presque…
On se cale sur un petit parking avec d’autres équipages. Une Bmw alsacienne (la blanche mais chhhttt) vient en sens inverse ; Une Porsche verte aussi, un équipage qui était garé fait demi tour. T’es sûr de toi me glisse Jean Pierre.
Bin oui, pas vu où j’aurais pu me planter, le dessin du road book correspond à celui sur le terrain.
Encore une voiture en sens inverse…çà sent le piège ce truc ; m’ont mis le doute ces c….
Je persiste, on verra bien Rond point première sortie ; on croise à nouveau un équipage.
Et devant le couvent, je descends sur la gauche. Le dessin suivant me rappelle quelque chose.
La veille on est passé par là en revenant d’Obernai et j’avais vu ce carrefour que l’on aurait pu faire en décomposé.
Bien entendu, aucune distance pour nous rassurer…
Voilà le carrefour ; oh la belle case miroir, on ne tombe pas dans le piège. C’est rare, c’est pour cela que je le souligne !!!
La route empruntée me rappelle des souvenirs de vieux rallyes (l’Alsace Vosges, le vignoble alsacien…) On va descendre sur Barr par une route « pourrie » Bingo !
Sauf que après avoir roulé à 27Km/h pendant 9’32 ‘’ dirigez vous à gauche.
Satanée calculette, jamais là quand on en a besoin. Vais me l’accrocher autour du cou lors des prochains rallyes.
Donc 27000m divisé par 3600 secondes me donne 7,5m par seconde
9X60 = 360 + 32 : 392secondes
392 X 7,5 = 2,94km
on se retrouve toute une série de voitures en file indienne
2,8Km fait gaffe çà va être là, 3Km, rien, 3, 2 km toujours rien
bin c’est quoi ce binz ?
Hum hum
9 X 60 çà donne 540 me souffle Jean Pierre ; dois-je vous signaler que mon premier job c’était comptable. J’ai bien fait d’en changer, je crois
donc 540 + 32 = 572 X 7,5 = 4,290Km
on arrive à ce fameux carrefour, un CP à gauche, un CP tout droit.
Petit moment de flottement dans la Golf ; c’est bien écrit dirigez vous à gauche.
Bin non moi je vais tout droit, je suis la meute
Que du rouge devant
nous et tout le monde est sur une mauvaise route; nous aussi !!!
J’arrive dans Heiligenstein, il me manque bien un carrefour, je questionne Jean Pierre, tu as vu quelque chose ? Non
Là aussi cela aurait du me mettre la puce à l’oreille. Bin non !
Le téléthon de l'an
passé m'a servi de leçon, aucune difficulté à tracer
J’avais profité des longues allonges pour tracer ma carte dans Heiligenstein, où ça bouchonne grave. Une Alfa suiiiiiiiiiiiiisse jouant même de la rétention de bolides. En plus je zappe une rue et me revoilà à nouveau dans les roues de l’Alfa. On se sort de ce pétrin pour aller papillonner dans les vignes alentours. Ouh ! mais çà me rappelle une virée des cols vosgiens ce coin.
On salue au passage le photographe de service pour retomber à nouveau derrière nos suiiiiiiisses. Décidément !
Nos fameux amis
suiiiiiiiiisses
Attention aux cases inversées dans Bourgheim et nous voila dans Valff.
A gauche, tout droit, laisser tout droit, à droite…
Ca va mouliner là dedans !
Les deux premières notes pile poil mais ensuite face à un rond point : tout droit. Comme disent les belges dans un rond point aller tout droit, je ne saurais faire alleï !!!
Donc pas bon, on refait un tour et on retombe sur ce rond point.
Et si la première rue était aussi la rue Thomas ? Non c’est la rue haute, pas bon
On tombe sur une rue interdit aux chiens (véridique) un CP « HE », je le note sur mon road book on verra bien plus tard.
Ce qui nous travaille le plus dans ce village, il y a un CH à passer mais où est il ?
On croise une Bmw blanche qui s’enfile dans un « interdit sauf riverains » ; pas bon
On revient en arrière
Alors là, tout le
monde essaie de comprendre dans Valff
Mon tél sonne, c’est la Bmw blanche (vous remarquerez je ne joue pas les délateurs) ; ils ont trouvé le CH , il est au bout de ce chemin. Oui mais c’est interdit sauf riverains, donc doit y avoir une autre alternative.
On tourne encore un peu en rond, je tombe sur les carrefours après le CH ; tiens là à droite un chemin, enfiles toi dedans. Au fond une chapelle et tapi derrière le CH. STOP ! Arrêtes toi avant d’entrer en sens inverse. Freine bien la Golf !!! Y a tout mon attirail qui vient de voler à mes pieds.
Bon, on l’a trouvé aussi mais comment y aller dans le bon sens.
Par là, çà devrait être çà. Des riverains nous remettent sur le droit chemin ; la chapelle c’est par là.
Merci
Jean Pierre passe la surmultipliée et à ,9h32’ 59’’ on entre dans la zone du CH. A une seconde de la minute supplémentaire.
Le contrôleur nous colle une minute de plus. Vous m’avez donné la feuille à 33.
Ok, la prochaine fois, on défoncera la table de pointage !!!
Bon on aurait du pointer à 9h07 ; que 26 ‘ de retard
Une petite série en non métré nous fait faire un petit aller retour pour vérifier un p’tit truc, voilà là c’est bon et le CP « BP » est dans la musette.
Arrive Sand et une case bizarre (voir photo) un carrefour de 4 branches, dont une sur terre, une flèche de sortie mais deux entrées.
Vous en feriez quoi,
vous d'une telle note?
Pan je vire à gauche au lieu d’aller tout droit. Mince c’est pas bon, fais demi tour ; tiens c’est quoi ce CP planté là ? Comprends pas trop ce qu’il fait là !
On est bloqué par un petit train britannique qui est obligé de faire marche arrière.
A nous les petites
anglaises...
On arrive à Obenheim avec une carte à tracer sur deux pages. J’en ai marre de passer d’une feuille à l’autre. On s’arrête Jean Pierre. Je vais jouer du ciseau pour remettre de l’ordre la dedans.
Une auto garée et on
a vite fait de louper un CP pince
5 minutes plus tard, c’est bon on repart, tout à l’air de coller, on récolte quelques CP de ci de là. Mais juste avant de finir la carte, un doute m’envahit. Un point me titille et si je m’étais trompé à un endroit. On n’est plus à cela près Je pars faire une boucle , y trouve un CP, je le note et je me sens mieux. Funeste erreur, mon premier tracé était le bon. Et un faux CP, Un !!!
On arrive à Osthouse terme de cette étape et du rallye par la même occasion. Il est 10h37 et 7’ de plus en retard
Une petite crêpe avec de la confiture de quetsches arrosée d’un verre de cidre d’Alsace nous attend. Qu’elle était bonne !!!
Avant de traverser la plaine d’Alsace puis de remonter vers le Ste Odile (vous remarquerez que l’on dit le Ste Odile et non la Ste Odile,) on a droit à nouveau à une épreuve chronométrée.
80m en 8’’. Flûte c’est raté pour 28/100è de seconde. Le meilleur sera à 4/1000è de seconde.
Le Mont ste Odile,
dans la mesure du possible allez y faire un tour en soirée. la plaine d'Alsace éclairée par les feux de chaque village vaut le déplacement
Place au repas, choucroute tiens donc ! Plus locale tu peux pas !
Et la remise des prix, vu les avions dans notre catégorie, je vise une place entre la 7è et la 10è place. 8è au final et 2è équipage français derrière mes « élèves » Gauthier et Nathalie Brignon.
Et encore un grand remerciement à Jean Pierre mon pilote du jour qui a pu, hélas, à mon plus grand désappointement, tester à de nombreuses reprises la marche
arrière de sa Golf.