Partager l'article ! Marathon des Alpes (03/04 sept. 2011) Passo del Stelvio: Le marathon des Alpes, le gros morceau de l’année. 32 heures ...
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Le marathon des
Alpes, le gros morceau de l’année.
32 heures de roulage, 52 zones de régularité, des cols à gogo, quant aux épingles… rien que la montée du Stelvio il y en a 46.
Vendredi départ aux aurores pour rejoindre Jean Marie Kunegel à Epinal rue du Petit Poucet, j’ai failli ramasser des petits cailloux des fois qu’on se perde dans les forêts slovènes, mais toujours aussi facétieux mon pilote, c’était pas rue du petit poucet, mais rue du Chaperon Rouge le RV, connaissant l’histoire je rigolais moins, au fait y a des loups là bas ?
8h20, l’auto est chargé direction le col du Stelvio via laaaaaa Suiiiiiiiisse et l’Autriche.
Petit encas au bord de l’autoroute autrichienne où un sandwich au salami s’est transformé en sandwich au fromage. Cà doit être mon accent viennois que la serveuse n’a pas compris.
16h on approche du pied du Stelvio, il pleuvote. On se concerte avec Jean Marie, vu les pentes et les virages qui nous attendent, vaudrait peut être mieux descendre la Datsun de la remorque et monter de la sorte.
Obligé de
décharger, la pente était trop raide
Je suis chargé de monter le bolide là haut non sans avoir caler une paire de fois. Tant bien que mal, j’y parviens, mais l’altitude augmentant l’auto a cafouillé une paire de fois. Me voilà au sommet, pfffff quel panorama, on est à plus de 2700m d’altitude ; un petit vent frais traverse mon bermuda et ma chemisette, aurais p’tête du prendre une polaire moâ !
Je file passer les vérifs, je récupère le road book, les dernières recommandations les cartes, tickets casse croûte…
Au sommet
du Stelvio avec un b... pas possible sur le capot
Au bout d’une demi heure Jean Marie arrive avec la remorque, çà n’a pas été une partie de plaisir.
Les « boys » de chez Tripy nous installent le mouchard et nous voilà partis étalonner les tripmasters. Depuis les soucis aux Lingons, Jean Marie a remis en fonction le rétrotrip.
Nous a fallu quand même trois aller retours pour arriver tant bien que mal à étalonner les bêtes. On prépare tout ce qu’il faut pour nous sustenter, biscuits, pommes, bouteilles d’eau, je tente de caser mon barda du mieux que je peux, pour avoir tout sous la main quand il le faudra (Remember le coup de la calculette aux dernières boucles d’automne, vous roulez à 50 km/H et vous tournerez à gauche au bout de 1’ 41’’)
Mais le temps passe et on zappe le briefing. M’avait semblé lire qu’il était à 21h et non c’était 18h30.
Durant le repas avec les autres équipages lorrains, je grappille deux trois infos auprès de Philippe et Emmanuel les navigos de Frédéric Magdziarek et Dominique Dransard.
22h tout le monde sous la couette, demain 4h45, réveil au clairon, oui, oui 4h45 !
La première voiture part à 6h pétantes.
Le petit déj a du mal à passer sans doute du à la boule dans l’estomac. Sur le parking les autos s’ébrouent, les équipages nettoient les pare brise et je cherche mon heure de départ, je porte bien le N° 19 mais vu le nombre phénoménal des forfaits (23 sur 49 inscrits, des chochottes sûrement) je ne sais pas s’il y a 18 voitures devant moi. Il fait encore nuit noire, je m’approche du préposé au départ Willy Lux lui-même, qui me rétorque de me mettre dans la file et tu verras bien. Pffff ! pas bien réveillé le Willy.
Il est
5h55, les premières autos se rangent au CH de départ
A coté de nous des anglais, ils ont le 39, ah oui j’oubliais on n’avait pas de N° de portières, juste un petit autocollant sur le pare brise. Devant la Porsche de Fuchey et Cancel, eux ont le 16. Vas y Jean Marie glisses toi derrière eux. On verra déjà s’il y a du monde entre nous.
Willy s’approche de notre auto et me dit vous partez à 6h16. Ok je confirme 6h16.
6h15 la Porsche est toujours sur la ligne de départ. Je questionne à nouveau le préposé c’est bien à 16 que je pars. T’es sourd ou quoi fut sa réponse. !
Je décompte les dernières secondes et d’un coup j’entends le moteur de la Porsche monter en régime. Bin il nous fait quoi lui et à 6h16, les deux autos sortent du CH (contrôle horaire) dans la même seconde. Cà commence bien.
En fait le copilote de la Porsche avait zappé son heure de départ il devait bien partir à 6h15
Mais ce qui corse l’affaire c’est que le CH est aussi le point de départ de la première ZR (zone de régularité) qui dévale sur 3,75kms le Stelvio. Il fait encore nuit et les phares cherchent la route, le mur, le vide, le mur… Glupssss
On a 9 minutes pour faire cette ZR et se rendre à la suivante 7Kms plus bas. On rattrape la Porsche, on part à notre minute idéale et encore des épingles…
50kms plus bas Tirano et notre 3è ZR de 6,85kms ; On se met dans la file toujours derrière nos amis porschistes et voilà ti pas qu’une mini verte se colle à la hauteur de la Porsche au moment de prendre le départ. C’est quoi ce binz ? Ya que chez les belges que l’on peut voir cela. En fait, il n’est pas interdit de prendre un départ de ZR à deux voitures en même temps, voire plus si affinités.
Au départ
de la ZR n° 3 à Tirano
Les deux autos partent en même temps et un rosbeef nous fait le même coup de Trafalgar ; avec sa Sunbeam il se colle à nous. Deux autos de face comme dans un Run , sauf qu’il ne permet plus le passage aux voitures arrivant en face. 7h23’00’’ on y va, lui aussi
Jean Marie très fair play le laisse filer… à l’anglaise tout en lui collant aux basques, non mais des fois !!!
Pfuiiiii c’était chaud parfois, au passage on double la mini et arrivé à la fin de la ZR, une main sort de la sunbeam avec le pouce levé voulant dire on s’est bien amusé. Sais pas si les autochtones croisés en sens inverse en ont pensé autant.
7kms plus loin 4èZR de 21,86km à 7h46, tout à l’air de coller sauf que le Trip nous refait des siennes et se bloque. A force de trifouiller sur tous les boutons il repart mais on a perdu quelque chose comme 200m dans l’affaire donc la régul, on oublie.
A l‘arrivée, des travaux nous empêchent de suivre le road book. Oulaaaa on fait quoi là, les ouvriers nous baragouinent deux trois trucs . pas tout compris là. Attends, je sors la carte de l’organisateur sauf que toutes les routes ne figurent pas sur ladite carte. La Sunbeam nous file le train et je tente de retrouver mon départ de ZR suivante. Je dois avouer un grand moment de solitude quand nous abordions des carrefours : à droite, à gauche, tout droit ?
Mais mon sens de l’orientation me fait retomber sur la bonne route à un moment où le désespoir commençait à me gagner. Là regarde, une Porsche vient de virer à droite vers le départ de la ZR. Oufffff !!!
Mais de courte durée, le tracé de la ZR sur la carte ne correspondait pas tout à fait avec le road book. Et j’arrive en sens inverse du point de départ. On passe deux fois le point de départ. Interdit par le règlement ! donc c’est déjà 500 pts dans la musette. Il est 8h 26
Ce qui m’a rassuré c’est que dans la montée on les aurait aussi pris les 500pts pour retard. En fait on avait plus une moyenne à respecter (49,99km/h), mais des temps de passage à certains virages (tornente en Italien). Une route étroite, des épingles à n’en plus finir des riverains à doubler. Bref, on oublie.
Le temps
à respecter puis, le premier gribouillis notre temps idéal et le second nos temps de passage, constamment en retard
8h45 on est au sommet du Montirollo, un haut lieu du Giro d’Italia (c’est du vélo) Il ne reste plus qu’à descendre sur Monno, toujours en Régul (49,99) pour enfin déguster un petit café serré. Mais non sans avoir croisé un tracteur qui manoeuvrait.
Petite
pause bienvenue
10’ de pause et c’est reparti. Les zones de régul s’enchaînent et Jean Marie décide de me laisser le volant.
Dambel et ses fruitiers. Dans le rectificatif de la veille il était stipulé que cette ZR serait raccourcie en fonction de la récolte des fruits. Sur place il y avait du monde dans les champs, donc on décide de continuer sur la route principale comme indiqué dans les dernières instructions. Grave erreur, la route de la ZR n’était pas barrée donc il fallait y aller
Au départ
du passo Mendola (ZR n° 9)
Il ne reste plus qu’à descendre le Passo Mendola pour rejoindre Lago di Caldaro où nous attend le déjeuner. On pointe à 11h40 mais presque à sec ; pas vu de station service !
Durant le repas, distribution des premiers classements, on est 14è sur 23 , déjà deux abandons.
Le Cadre était sympa pour la pause de midi
Ca rigole
encore un peu à table avec nos amis Cancel et Fuchey (photo organisateur)
12h46, il commence à faire chaud dans la plaine vivement que l’on remonte dans la montagne. Un petit bout d’autoroute plus loin nous permet de faire le plein de la bête
Après avoir
sustenté l'équipage, c'est la bête qui a soif
Avec le retard du refueling, on se retrouve avec d’autres équipages
Mais aussi en plein trafic, dans la ZR 15, on a 350m de retard qu’il sera impossible à récupérer ; Et que dire de la montée du Passo de Pordoï à 2239m
d’altitude. Des bus, des campings cars, des vélos, des motos, une galère totale, mais sagement l’organisateur annulera deux ZR.
Coincé dans le flux des automobilistes
Cortina d’Ampezzo, il faut à nouveau faire le plein de la Datsun, presque plus soiffarde que son équipage
Jean Marie me laisse à nouveau le volant pour les ZR suivantes. Tout se passe pas trop mal, malgré deux ou trois demi tours car les indications dans le road
book sont parfois aléatoires. On cherche encore aujourd’hui où est le rond point en construction.
Marcus au volant (photo organisateur)
Petite frayeur dans Sauris, Jean Marie zappe un carrefour et nous voilà dans un village avec un stop face à nous alors que dans le road book nulle part ne figure de stop. Outche !!!
Montre moi le raod book ! je n’y pige rien non plus.
Case 9,
la case qui a été zappée...et la 10 et 11 jamais vue, c'est sûr, on était plus sur la bonne route
En face de nous une assistance à qui je fais signe : on va où ? droite au gauche ? ils ne savent pas plus que nous. Bon on fait quoi, vu la position de l’assistance, je me verrais bien bifurquer à gauche. Allez je me lance. Mais qu’est que tu fais me demande Jean Marie. Bin faut bien sortir de là.
Quelques centaines de mètres plus loin, le big boss du rallye nous fait nous arrêter et nous demande comment cela se passe et si on a eu des difficultés dans le Pordoï.
Eddy Borremans vient aux nouvelles (photos organisateur)
Pensez à accélérer rajoute t il vous êtes en retard. Bin çà on le sait.
Mais çà ne nous dit toujours pas où l’on en est dans le road book. On croise le panneau de sortie de Ampezzo. Je stoppe l’auto et plonge dans la carte. Je comprends notre boulette, il y avait un carrefour où il fallait aller à droite et nous on a filé à gauche et on aurait du arriver par cette route. Mais comment tu sais çà me questionne Jean Marie. Bin y a pas trente six possibilités et rappelle toi la position de l’assistance…
Au départ de Priuso, on échange nos rôles ; 19h04 c’est parti pour 22,06km et la nuit commence doucement à tomber. Les petites routes empruntées en deviendraient presque lugubres. Préone 19h48 41,07km un gros morceau avec de nombreux changements de direction dont un à 11,96 alors qu’il était à 10,96, demi tour assuré !!!
Mais que dire de cette descente sur Préone, une route hyper étroite, très pentue, pourvu que personne n’arrive à contre sens. On file le train à une Bmw 323 et la Rover des anglais.
On attaque Chiassis avec le résevoir à nouveau à sec, mais coup de chance une station service se trouve à 6kms. M…. fermée et il nous reste encore 30kms pour arriver au CH. Et surtout le Monte Zoncolan.
Facétieux l’organisateur ! il nous signale qu’il faut bifurquer à droite devant une maison jaune qui en plus n’est pas très visible , alors vous vous doutez qu’à 21h 20, on l’a cherché pendant un bon moment et pas que nous.
21h25 on est au départ du Zoncolan avec 25’ de retard, les pénalités pleuvent après 30’ de retard.
Chaque virage du Zoncolan a droit à un nom de vainqueur du Giro d'Italia, vous remarquerez au passage que les trois derniers cités sont italiens, Chauvins ? Non !!!
Là aussi on a droit à un temps de passage selon les divers virages.
Nous voilà au sommet, trente mètres plus loin une autre ZR tout en descente. Une descente que l’organisateur aurait pu nous dispenser, un vrai casse bagnole, des nids de poules (grosses poules aussi) des ravines dans les virages obligés de les passer au pas sous peine de casser l’auto et tout cela à la moyenne de 49,99km/h ; faudra m’expliquer le pourquoi de cette ZR ; voit pas comment le talent du pilote peut s’exprimer la dedans, quant au copilote, il serre les fesses et l’auto, elle craque de partout.
Chaque
case est un casse voiture, heureusement signalé dans le road book
21h56, je pointe au CH de Paluzza à 10’ de la pénalité, je cherche fébrilement notre assistance, en fait l’assistance commune aux trois lorrains pour mettre un chouia d’essence. On peut faire le plein que 45kms après le Ch sur l’autoroute et pas sûr d’arriver jusque là.
On passe à table pour un plat de lasagnes vite avalée car on a un peu de mécanique à faire, une ampoule d’antibrouillard ne fonctionne plus.
23h17, c’est reparti pour la longue nuit slovène. Déjà je zappe un carrefour , mais coup de chance on tombe sur une station essence. Impec !!!
Sauf que, aucune voiture ne passe devant nous. Bizarre çà !!!
Je me replonge sur le road book bin oui j’ai confondu deux carrefours successifs, on se remet dans le droit chemin pour attaquer la ZR de Trep puis celle du Passo Lanza sur une route dégradée au possible. Pffff pas vraiment la joie de rouler dans de telles conditions.
Petit passage par l’autoroute pour un petit refueling en essence et en Red Bull pour mon pilote ; moi je tourne au café.
Dernière
station avant la frontière et surtout avant la nuit slovène
Marrant ce petit moment à trois équipages dans cette station, aucun des trois ne voulait en repartir, on s’y sentait bien
Il est quelque chose comme minuit bien sonné. On entre en Autriche puis en Slovénie via le Wurzen pass ; Rien qu’en voyant le nom , je mets à penser à une bonne choucroute !!!
01h19, on attaque notre première ZR slovène. On file le train à une petite Audi 80. A Mojstrana, départ de la ZR dénommée Bled (pouvait pas trouver mieux), l’Audi fait demi tour à quelques mètres de prendre le départ. T’es sûr de toi me demande Jean marie ; bin oui vois pas où j’ai pu me planter ; on se met en ordre de bataille et à 01h39, feu, sauf qu’une TR3 belge nous file le train, comme elle peut prendre le départ en même temps. Ses phares gênent mon pilote qui grogne…
Coup de chance pour nous, on passe sur un chemin en terre, d’un coup, on l’a plus vu notre TR3 ; on les imagine derrière, toussotant et recouvert de poussière car ils roulent décapotés.
Et c’est parti pour 8kms de chemin de terre bien roulant.
01h59 : Goreljek et ses 22,92kms , toujours pas vu d’ours, ni de brigands !!!
On rattrape une Volvo Belge qui nous laisse gentiment la dépasser.
02h37, on pointe avec 3’ de retard sur notre horaire idéal au CH N° 6 tenu par …. Personne .
Facile avec le système Tripy , c’est lui qui cafte notre heure de passage
20’ plus tard on attaque Loka, première indication « suivre Zg-Danje » que je confonds avec « Sp-Danje » et nous voilà embarqué dans un cul de sac. Aucun éclairage, une route à peine plus large qu’une auto ; on peine à faire demi tour quand deux énergumènes surgissent d’on ne sait où et commence à nous éructer des paroles dont bien sur on ne pige rien. Qu’elles sont longues ces minutes à réussir à faire demi tour, on se sort de ce guêpier pour tomber sur un autre.
La case
N°2 me sera fatale, je confonds Zg-Danje et Sp-Danje, les pointillés indiquent un chemin de terre, case 3 c'était aussi de la terre alors que le dessin indique route goudronnée. Mais quelle
galère !!!
Je me cale sur mon carrefour Zg/sp Danje, mais c’est un chemin de terre. On s’y engouffre pour 1,39km d’après mon road book, 2,5km plus loin toujours de la terre, encore que, de la terre c’est plutôt de la caillasse ; çà claque sous l’auto, heureusement on a un protège carter. Je demande à Jean Marie de faire demi tour car c’est trop long.
On revient à notre carrefour et là je perds le Nord, je pars à droite alors que j’aurais du aller à gauche chercher un nouveau carrefour. Mon pilote m’alerte en me disant que l’on retourne vers le départ. Moi sûr de mon fait je lui dit Non, on est dans le bon sens. Sauf que…
On croise une Mercedes du rallye qui attend son heure de départ idéale. Glupssss je sors de l’auto explique notre cas à l’équipage, eux non plus ne savent pas trop où aller. Cà promet
On les attend à ce fameux carrefour en pensant qu’ils nous donneraient la clé pour s’en sortir. Pfffff pas mieux.
A contre cœur on repart dans notre chemin de terre de tout à l’heure. Sauf que mon prochain repère est 5,25 kms plus où l’on passe à coté de maisons.
Qu’ils étaient longs ces 5kms, on passe bien à coté de quelques chose que perso j’aurais dénommé cambuse..
Toujours pas sûr de mon coup, 1,29km plus loin un carrefour en Y , je devine bien une maison et une route qui part à gauche mais rien à droite. Pfffff on est pas bon.
Si, en fait un mur nous cachait la route à droite. On respire un peu mieux sauf que pas loin d ‘une heure s’est écoulée depuis notre départ.
Un dilemme se pose à nouveau : soit l’on part dans la boucle méridionale soit on zappe cette boucle pour aller vers l’Italie. Bilan 3000pts de pénalités. La seconde solution adoptée par Dransart et Magdziarek leur permet de dormir deux heures dans l’auto.
Bon Jean Marie , on fait quoi ?
Minés par nos galères passées, on décide de bifurquer vers l’Italie, sauf qu’il nous reste encore 50 kilomètres à faire avant d’être au pied de Kanal la dernière ZR slovène proche de la frontière.
Sur un petit parking, on retrouve nos compères, il est 4h45.
Vous avez déjà essayé de dormir dans un baquet avec toute une instrumentation dans les genoux ? Moi oui mais pas réussi à fermer l’œil.
5h30, çà commence à bouger dans la Porsche de Dransart.
Outche çà coince de partout
6h02, on est au départ de Kanal la dernière ZR slovène, devant nous la 944 de Dransart.
Cà tournicote, on perd du temps , Jean Marie fait de son mieux. Et moi pas encore les yeux en face des trous, je confonds deux chemins et on s’engage dans une impasse alors qu’il y a avait un rutilant panneau « impasse » à l’entrée. Et là aussi pas beaucoup de place pour faire demi tour.
Et les minutes de défiler. Pas bien grave, on est quasi à l’arrivée et doit plus y avoir de point de contrôle. Que nenni il en restait un juste au droit du panneau frontière. (on le saura qu’à la remise des prix) Et m…. à 200m près et 500pts de plus dans la musette.
On tombe sur la béhème de Fred à nouveau en délicatesse avec sa courroie d’alternateur.
T’as pas une clé de 13 et un petit cliquet ?
Une demi heure plus tard tout est ok
Fred et
Philippe en rade à la frontière entre la Slovénie et l'Italie
Jean Marie peut enfin fumer sa première clope de la journée !!!
On se dépêche de filer sur le CH de Ledra Est mais la Bmw se fourvoie dans un carrefour
Philippe fallait « suivre Udine » ;
On l’attend quelques instants, mais le chrono tourne et on risque, nous d’être à la bourre. On saura plus tard qu’ils seront contraints de jeter l’éponge, impossible à « Popo » (connais même pas son prénom d’ailleurs) qui faisait l’assistance aux trois équipages lorrains de trouver la pièce adéquate.
7h27, on entre dans la zone de CH, seuls quatre ou cinq voitures sont avant nous ; la nuit a fait du dégât on dirait ; on apprend la sortie de route de Chaban et celle de nos amis Fuchey et Cancel qui ont posé leur Porsche sur celle du Belge. Ils étaient en tête de l’épreuve devant les Belges (on les aura un jour on les aura !!!)
Les deux
Porsche posées l'une contre l'autre (photo organisation)
Le temps de faire le plein de la belle et de nos estomacs, (p… le ristretto çà vous réveille ; en gros c’est un café de la taille d’un schnapss de chez nous) ; il est 8h09, il faut quitter à regret cette aire de repos. La route est encore longue jusqu’au Stelvio. Deux petites ZR nous remettent vite dans le bain, surtout celle défoncée de Battaias. La petite Audi quelque peu brouillante d’Ambrosini-Lavau nous tient compagnie. (Il a perdu son pot d’échappement et en voulant rameuter son assistance pour une réparation de fortune il a découvert qu’ils étaient bien au chaud sous la couette à l’hôtel…) Au départ de Capone à 9h00, elle se glisse derrière nous. Bizarre çà ! Que les sujets de sa gracieuse majesté nous fassent le coup soit, mais un compatriote ?
Mais l’astuce, on l’a su que beaucoup plus tard ; une ZR était annulée pour cause de fête locale, s’en suivait une longue liaison travers le pays. Et le navigo sûrement fatigué avait décidé de nous coller aux basques pour ne pas à avoir à lire la carte.
Petite pause clope pour jean Marie et il me laisse le volant pour se retrouver dans le baquet de droite et surtout plonger une tête dans son oreiller favori.
Devant la
TR3 à qui on a fait mangé de la terre slovène, vexée elle est repassée devant
10h05 Passo Duran à 1605m, rien de particulier à signaler tout comme le Passo di valles à 2032m.
12h10, on arrive à Bellamonte terme de cette étape pour se restaurer, on a 1h14 pour le faire.
En 20’ l’énième plat de pâtes est avalé et Jean Marie en profite pour ressorti son oreiller et tenter de récupérer un peu.
Elle est
pas belle la vie ?
13h24, c’est reparti pour le dernier morceau, Pedrazzo on refait le plein dans une station qui avait du mal à accepter les cartes bleues qu’elles soient belges ou françaises. Heureusement on pouvait payer aussi en espèces ; çà fait bizarre quand vous voyez l’appareil engloutir votre billet de 50€, surtout qu’il vous rend pas la monnaie (sale bête !!!).
On est dimanche après midi, la circulation devient plus dense et les ZR suivantes doivent être parcourus à la force du jarret, sans arrêt en train de dépasser des touristes. Pire, dans Karmeid on reste coincé de longues secondes à cause d’une auto croisée qui ne voulait pas se pousser d’un centimètre alors qu’il y avait de la place. On a été contrant de grimper sur un talus . Dois-je préciser que c’était une blonde au volant ?
Au cadenceur, on doit avoir environs 350m de retard.
On traverse Bolzano dans une multitude de carrefours et à un moment j’oublie de remettre à zéro mon trip. M….
Je dois tourner au bout de 880m à un feu rouge, sauf que, il y en 6 des feux rouges dans cette avenue.
Vite colle-toi à la Volvo des Belges, on les suit et ensuite je me recale.
Ils bifurquent , on en fait de même, 430m plus loin je dois tomber sur un rond point.
430m plus loin : rien !
On persiste, rien. Au carrefour suivant, on tombe nez à nez avec une Manta belge.
Çà sent l’embrouille çà.
Petit conciliabule entre les deux autos devant nous et on décide de les suivre, on va bien le trouver ce rond point
Ouf !!! le voilà
Nos
compères belges nous ont tracé la route
15h03 on prend le départ de Jenesien, la route est humide, et les lourds nuages noirs que l’on au dessus de nous depuis 13h ont du s’épancher. Gaffe Jean Marie, c’est p’tête glissant. D’autant plus que l’on croise moult et moult voitures
15h26, on est coincé derrière des autos, mais ensuite on prend un chemin de terre, pense pas qu’elles vont aussi le prendre. 2kms plus loin on retrouve la civilisation
A nouveau
coincé et impossible de doubler sur cette petite route.
15h49 Kreuf où lors du briefing (rappelez-vous celui qu’on a loupé) le big boss nous demandait de faire gaffe à la descente hyper dangereuse.
C’est quoi cette farce, certes çà descend, mais sur une route hyper large, bon c’est mouillé aussi mais pas de quoi déclarer cette descente dangereuse, mais on reste sur nos gardes, des fois q’un traître virage nous saute à la figure.
Au bout de 3,21 km changement de direction. Ah ouais, la voilà cette descente dangereuse.
Pas plus large qu’une voiture, épingle sur épingle et Jean Marie qui rajoute en sortie d’épingle où il peinait à faire pivoter la Datsun (pas de direction assistée svp, pas des chcochotes nous !, enfin lui !!!) « je vois pas la route » tellement il y avait une rupture de pente entre chaque épingle.
On le saura qu’à l’arrivée, mais on a fait le 2è temps là dedans. Chapeau Jean Marie.
Par contre la course est finie pour les belges Royen-Fraiquin qu’une rencontre inopportune avec un indigène pressé de rentrer chez lui laisse la Porsche 924 fort abîmée.
Mais, car il y a un mais, la route est complètement obstruée ; l’Audi 80 se retrouve coincée derrière nous tout comme la Volvo. Il faut faire demi tour et grâce au Gps, on trouve une alternative pour contourner l’obstacle. On doit servir de lièvre pour l’Audi qui sagement attend que nous trouvions la sortie du dédale de rues.
On grimpe une dernière fois sur l’autoroute près de Merano pour y croiser une forte averse de pluie ; il nous reste quasi 50kms de liaison à faire pour rejoindre les deux dernières ZR. La fatigue se fait de plus en plus sentir et j’ai du mal à réprimer des bâillements.
Au rond point à droite direction Corzes et sa Pizzeria , départ de la ZR dénommée Pommes. Il est 17h00.
580m au Stop à gauche, 530m, en Y à droite, 40m angle droit à droite, 30 épingle serrée à gauche…
Glupssss c’est quoi cette épingle ? Impossible de la prendre, un mur à droite et un gros trou à gauche ; quant à y manœuvrer ???
Files plus loin on va trouver un endroit pour faire demi-tour. 200m plus loin Ayé, mais le chrono ne s’est pas arrêté de tourner pour autant.
Les changements de direction se suivent à une cadence infernale, autant je donnais les distances des carrefours autant là, je décomptais les mètres pour les freinages, chaud sous le déluge.
L’arrosage automatique des champs de pommiers (on dit pommeraye ? ah non c’est une course de côte çà !) ajouté à la belle rincée pluvieuse ; comme si on en avait pas assez.
Et les jets étaient si bien dirigés que par deux fois, je roulais la vitre ouverte… je vous laisse deviner la suite.
Allez Jean Marie, on se crache dans les pognes
280m, tout droit au cédez le passage, 40m, Té à droite, 390m, Té à droite, 310m, carrefour en croix on va à gauche et ainsi de suite jusqu’à l’arrivée. Et l’organisateur, pervers, nous a remis une épingle impossible à prendre d’un coup. Manœuvres obligatoires (j’ai mis au pluriel, car avec la Datsun, on était pas loin des 10 marches avant ou arrière).
8kms plus loin c’est la dernière ZR qui nous attend : la montée du Stelvio et ses 46 épingles.
Petit pissou et clope pour Jean Marie ; Pissou tout court pour moi et à 17h34 c’est parti, logiquement on devait pointer à 17h45 au sommet, mais là c’est cuit. Bon on bénéfice toujours de nos 30’ de bonus avant d’encaisser les premières pénalités. Mais pour couronner le tout, il pleut de plus en plus fort, on redoute le brouillard en altitude. Devant nous la petite mini des anglais détale à fond de train. Mais qu’est qu’il leur prend. Bon c’est vrai aucune prise de temps avant 7kms.
Au Km 6, on les voit arrêté au bord de la route attendant leur heure idéale, on les double et un peu plus tard, on leur rend la politesse.
Il y a de grosses coulées d’eau sur la route, dans les épingles la Datsun a tendance à riper du c…(de l’arrière train quoi !) on rattrape une énième fois la Mini coincée derrière un camping car. 500m plus loin la route se dégage tant pour elle que pour nous. Dans les petits bouts de ligne droite, on la talonne , mais dans les épingles elle est plus vive.
18h02, on franchit le sommet, Jean Marie et moi on échange un regard complice et une poignée de main, Ayé on est au bout, on l’a fait.
Dans l’hôtel, les premiers arrivés sont déjà à l’apéro ; vite une douche !!!
Une demi-heure plus tard, me sens mieux, allez, on va pouvoir s’en jeter un derrière la cravate. Tous les équipages se retrouvent sans arrière pensée, qu’ils aient fini ou abandonné, tout le monde trinque ensemble, les belges peut être plus joyeusement que nous.
L’ami Dransart est félicité pour sa place de premier français. Super les gars, sauf que le classement est celui après la nuit slovène et que l’on a que 50 pts de retard sur eux. Donc tout s’est joué dans la dernière étape.
Ils ont « shinté » la ZR dans les pommiers et pris beaucoup de retard dans le Stelvio et c’est là que tout s’est joué et pour 327pts on passe devant eux. Et on termine 7è et 1er équipage français bon bien aidé en cela par les multiples abandons.
Après une interminable remise des prix où chaque équipage classé ou non devait prendre la parole, place à une bonne nuit de sommeil, .il est minuit trente : Extinction des feux.
Demain 8h c’est le retour dans nos foyers toujours sous la pluie, dommage il manquait les flocons de neige, il faisait 3,5° au Stelvio.
Embarquemet humide à 2758m d'altitude, manquerait plus qu'il neige
Et pour finir quelques photos de paysage
Dans la descente du passo di Costalunga
Du côté de Vigo di Fassa
Avant l'ascension du passo del Pordoï
La montée du Passo di Giau
Toujours dans la montée du passo di Giau
La descente sur Cortina d'Ampezzo
Et encore un grand merci à Jean Marie de m'avoir emmener dans cette superbe aventure.
Naissance du TRACE
Il y avait feu le Trophée du Grand Est, puis certains ont été tentés par l’expérience du Trophée des 4 Frontières, sans parler du sulfureux Challenge Thuner-Gretener. Mais depuis 2 ans, notre belle région était orpheline, non pas qu’il n’y avait plus d’organisateurs, mais point de Trophée réunissant toutes nos épreuves.
Depuis le 14 janvier c’est chose faite avec la naissance du TRACE (le Trophée des Randonnées Automobiles des Clubs de l’Est).
Six Organisateurs de renom (AGCVB, ASAR, Lorraine Auto Légende, Oscar Racing , Sud Moselle Classic et Welche Evénements) se sont regroupés autour d’une (bonne) table afin de mettre sur pied un Trophée digne de ce nom.
Entre la Targa Lorraine, le Vosges Classic rallye, les Boucles d’Automne , le Plaine et Montagne, le Critérium Amédée Gordini, le Tour et Détour Mosellan, le Welche Rallye et le Marathon de la Grotte, il y en aura pour tous les goûts et toutes les bourses.
On trouvera sur les huit épreuves du Trophée aussi bien de la régularité sur certaines épreuves que de la navigation sur d’autres
Les cinq meilleurs résultats sur les huit épreuves seront requis pour le classement du TRACE qui comprendra un classement pilote et un classement navigateur.
Les catégories Expert et Navigation seront récompensées par des points échelonnés de 30 à 3pts pour les vingt premiers, puis 2 pts à partir du 21ème.
La catégorie Tourisme, que certains dénomment encore Débutants ou Novices, aura des points allant de 15 à 1,5pt pour les vingt premiers et 1pt pour les suivants.
A noter qu’aucune inscription préalable n’est requise.
Sont acceptées les véhicules de plus de vingt ans qui devront donc être immatriculés avant le 31 décembre 1992. Afin de garder un « cachet » historique au TRACE, les autos modernes et d’exception qui pourront concourir lors des diverses épreuves ne marqueront pas de point.
La remise des prix qui aura lieu lors de la dernière épreuve de la saison récompensera les 3 meilleurs pilotes et les trois meilleurs navigateurs
Calendrier
Samedi 24 mars : 5ème Critérium Amédée Gordini
(http://agcvb.franceserv.fr)
Samedi 14 et dimanche 15 avril : 8ème Targa Lorraine
(www.lorraine-auto-legende.net)
Samedi 16 juin : 4ème Tour et Détour Mosellan
(www.photosmarcus.com)
Vendredi 29, samedi 30 juin et Dimanche 1er Juillet : 2ème Vosges Classic Rallye
(www.oscar-racing.fr)
Samedi 15 septembre : 7ème Welche Rallye
(www.welcherallye.com)
Samedi 20 octobre : 5ème Plaine et Montagne
(www.asar.fr)
Dimanche 28 octobre : 7èmes Boucles d’Automne
(www.lorraine-auto-legende.net)
Samedi 03 Novembre : 2ème Marathon de la Grotte Rétro
(www.photosmarcus.com)
Les classements après chaque épreuve sont consultables sur